Zinédine Zidane : mon équipe +10
13 juin 2006
par FIFAworldcup.com

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Pour le football comme pour Zinédine Zidane, la rupture sera douce-amère. On peut débattre pour savoir qui en sera le premier perdant, mais si le ballon rond manquera indéniablement à Zizou, Dieu sait que football pleurera à chaudes larmes sa très prochaine retraite.
Son sélectionneur national, Raymond Domenech, a résumé ainsi l'humeur ambiante : "Comme tous ceux qui aiment le football, je suis un petit peu triste de penser qu'après la Coupe du Monde, on ne verra plus Zidane sur un terrain de foot".
Cependant, avant les sanglots qui accompagneront son départ, il ne faut pas oublier qu'Allemagne 2006 offre l'occasion des derniers vivats à l'adresse de ce joueur à l'élégance et au talent fous que Fabien Barthez a récemment, et justement, qualifié de "joueur du siècle".
"Je suis convaincu qu'il peut encore écrire l'une des plus belles pages de sa carrière sportive en remportant une autre Coupe du Monde avec les Bleus", a déclaré Domenech à l'aube du tournoi. Thierry Henry est tout autant persuadé que tout reste possible pour la France tant que Zidane est à la manœuvre.
"Toute l'équipe tire profit de sa présence, explique l'attaquant d'Arsenal. Je perçois le jeu différemment et je ne joue donc pas de la même façon, quand Zidane est là. La manière qu'il a de changer le rythme du match quand il veut revient à nous donner en permanence plus d'espace. Avec lui, tout est plus facile."
Notre conseil ? Asseyez-vous, faites relâche, profitez-en tant que vous le pouvez. Après tout, il va peut-être se passer un bon moment avant qu'un joueur de la trempe de Zinédine Zidane fasse son apparition.
L'équipe adidas +10 de Zinédine Zidane :

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D'abord, je prendrais Fabien Barthez comme gardien. Je crois que c'est l'un des meilleurs du monde depuis 10 ans et puis, bien sûr, on a gagné beaucoup de titres importants ensemble, des titres qu'on n'oubliera jamais.
Ensuite, en arrière gauche, je choisirais mon copain Bixente Lizarazu. Même motif : on a longtemps joué ensemble et sa présence dans l'équipe m'a toujours beaucoup rassurée. Dans l'axe, je mettrais Carlos Mozer, un Brésilien qui a joué à Marseille au début des années 1990, et Laurent Blanc. C'était des rocs et de vrais cauchemars pour les attaquants qui les affrontaient. En latéral droit, je jouerais avec Lilian Thuram. Je sais que j'aurais pu le mettre au centre aussi, mais ces quatre-là, je les veux dans mon équipe, et c'est Lilian qui est le plus à même d'évoluer à droite.
Devant la défense, mon milieu défensif serait Claude Makelele. Je pense que c'est le poste le plus important dans une équipe quelle qu'elle soit, donc c'est lui que je prendrais parce que c'est l'un des meilleurs du monde à ce poste et qu'il est toujours là quand on en a besoin. Il couvre mes arrières depuis toujours.
À sa droite, je sélectionnerais mon idole, Enzo Francescoli. Je le voulais absolument dans mon équipe. Francescoli a fait une très belle carrière en Europe et en Amérique du Sud ; on l'appelle toujours "le Prince". J'adorais – et j'adore encore – son élégance balle au pied. Ensuite, côté gauche, je prendrais un autre joueur qui m'a fait rêver quand j'étais jeune, Chris Waddle. C'était un joueur fantastique, génial quand il était à l'OM, et je l'aimais vraiment beaucoup.
Il faut un numéro 10 ? Facile, ce serait moi !

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Devant, mes attaquants seraient Diego Maradona et Ronaldo. Maradona, parce qu'il est unique. Ce serait le leader de l'équipe. Je n'ai jamais vu autant de talent sur un terrain de foot. Il était absolument incroyable.
Ronaldo, parce qu'il est revenu après tout un tas de blessures. Il a réussi à rester le meilleur joueur du monde et à gagner la Coupe du Monde de la FIFA 2002. Je le respecte et je l'admire beaucoup pour sa capacité à ne jamais baisser les bras, à ne jamais perdre l'espoir de rejouer au football.