Zizou mate le Brésil, Ricardo l'Angleterre
2 juillet 2006
par FIFAworldcup.com

LE FILM DE LA JOURNEE : La Coupe du Monde de la FIFA n'est pas vraiment une compétition taillée pour les joueurs en fin de carrière. Si elle n'est pas non plus le pré carré des minots, disons qu'elle récompense plutôt les équipes présentant une dynamique jeune. Ce soir pourtant, la France a obtenu son billet pour le dernier carré et mis fin au règne du Brésil. Le tout avec une moyenne d'âge titillant la trentaine et trois titulaires de la finale de 98 dans ses rangs.
Les Bleus se sont imposés grâce à un but de Thierry Henry, qui, à un mois de son 29ème anniversaire, doit encore le respect à cinq des titulaires. Autant dire que les Français ont dû déguster comme du petit lait les acclamations de leurs supporters en transe, au Waldstation de Francfort. Quelle métamorphose ! Comme elle est loin cette équipe morne, menacée d'une nouvelle élimination précoce après ses nuls face à la Suisse et à la République de Corée. On l'aurait presque oubliée tant elle est brillante aujourd'hui.
En tout cas, le dernier carré sera 100 % européen pour la première fois depuis 1982, où l'on y trouvait l'Allemagne, la France, l'Italie et la Pologne. En 2006, les trois premières ont renouvelé leur bail. Quant au quatrième strapontin, il revient cette fois au Portugal, vainqueur de l'Angleterre depuis le point de penalty. Car oui, les Anglais sont toujours fâchés avec les tirs au but… Et avec la discipline, puisque Rooney s'est fait expulser à l'heure de jeu.

En pénétrant sur la pelouse du Waldstation de Francfort, le Brésil avait une idée fixe en tête : laver l'affront de Saint-Denis, où les Bleus avaient infligé un cinglant 3-0 aux Auriverdes. Mais les quintuples champions du monde avaient aussi un autre souvenir qui leur trottait dans la cervelle : cette défaite 4-3 aux tirs au but en quarts de finale de l'édition 1986, dans la touffeur de Guadalajara.
Si la soirée n'a pas été aussi désastreuse que celle du 12 juillet 1998, elle reste bien en deçà des standards imposés par l'exigeant public sud-américain. Les Ronaldinho, Ronaldo et autres Kaka ont en effet été éclipsés par un magicien de 34 ans et par ses "jeunes" assistants.