Quatre jours après le nul (1-1) contre la Côte d´Ivoire à Bâle, la Suisse est montée en puissance. A Genève devant 30 000 spectateurs, la sélection de Köbi Kuhn a tenu l´Italie en échec, Gygax répondant à la 32e à l´ouverture du score de Gilardino (11e).
La Suisse a pleinement rassuré le public romand à treize jours du grand choc de Stuttgart contre la France. Emmenée par un capitaine - Johann Vogel - pleinement retrouvé -, elle a pratiqué un bien meilleur football que son prestigieux adversaire. Elle a toutefois encore manqué de tranchant dans les vingt derniers mètres pour prétendre à la victoire.
Longtemps éloigné des terrains cette année, Alex Frei n´est pas, comme il est le premier à le reconnaître d´ailleurs, encore revenu à son meilleur niveau. Or, la Suisse ne pourra pas réussir sa Coupe du monde si le Bâlois ne redevient pas ce véritable "tueur" de surface qui a si souvent fait parler la poudre en France.
Un but splendide Avec Djourou pour Müller, ménagé, et dans un système en 4-4-1-1 qui plaçait Gygax derrière Frei, la Suisse méritait mille fois de mener au score à la pause. Malgré un scénario catastrophe avec l´ouverture du score de Gilardino à la 11e, un but qui avait été amené par Grosso sur un flanc gauche bien curieusement abandonné par Philipp Degen, les Suisses ne furent jamais tenaillés par le doute. Ils ont très largement dominé une "Squadra Azzurra" bien timorée.
Beaucoup plus vifs que samedi contre la Côte d´Ivoire, Vogel et Cabanas gagnaient la bataille de l´entrejeu face à Pirlo et Gattuso. Et c´est sur une récupération de Cabanas que les Suisses pouvaient recoller au score à la 32e. Lancé par le joueur de Cologne, Gygax ignorait l´appel de Frei sur sa droite pour armer une frappe imparable qui ne laissait aucune chance à Buffon.
Aux trois quarts acquis à la cause de l´équipe de Suisse, le Stade de Genève chavirait de bohneur. Ce but du Lillois, son cinquième sous les couleurs de l´équipe de Suisse, valait à lui seul le déplacement.
Djourou la révélation A la pause, Köbi Kuhn lançait Coltorti, Spycher et Margairaz dans la bataille. Bonifiée par l´entrée de Toni, le buteur de la Fiorentina, l´Italie offrait un visage plus conquérant. Les Italiens étaient, ainsi, les plus menaçants avec cette percée de Totti à la 63e interceptée au dernier moment par Djourou et Coltorti.
Sur cette action, le défenseur d´Arsenal prouvait qu´il était le parfait complément de Senderos. Pour sa première titularisation, l´ancien junior de Carouge a marqué des points. Il fut, tout simplement, l´un des meilleurs hommes sur le terrain.
A l´heure de jeu, Hakan Yakin faisait sa grande rentrée. Il relayait Wicky. Très applaudi par le public, le joueur des Young Boys, porteur d´un no 25 bien provisoire, prenait tout de suite sa place habituelle, en 9 et demi, Gygax glissant sur la gauche. Dans une fin de rencontre trop hachée au cours de laquelle les Italiens n´hésitaient pas à laisser le pied, il ne fut pas vraiment en mesure de s´exprimer. (ld/si/dg)
Télégramme:
Suisse - Italie 1-1 (1-1)
Stade de Genève: 30 000 spectateurs. Arbitre: Sippel (All). Buts: 11e Gilardino 0-1. 32e Gygax 1-1.
Suisse: Zuberbühler (46e Coltorti); Philipp Degen, Djourou, Senderos (70e Grichting), Magnin (46e Spycher); Barnetta, Vogel, Cabanas (46e Margairaz), Wicky (61e Yakin); Gygax (90e David Degen); Frei.
Italie: Buffon; Zaccardo, Cannavaro, Materazzi (46e Oddo), Grosso (60e Bonera); Pirlo (75e Perrotta), Gattuso; Camoranesi (46e De Rossi), Totti, Del Piero (46e Iaquinta); Gilardino (46e Toni).
Notes: la Suisse sans Müller, Behrami (blessés) et Streller (ménagé). L´Italie sans Zambrotta (blessé). Avertissements: 45e Zaccardo. 67e Coltorti. 74e Gattuso. |