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jeudi 29 mars 2007 à 09:35 :: Actualités football
Une promesse bleue
Karim Benzema a marqué l'unique but d'une rencontre agréable. Karim Benzema a marqué l'unique but d'une rencontre agréable.
Raymond Domenech doit être satisfait. Le sélectionneur de l'équipe de France avait décidé de rajeunir ses troupes pour le match amical face àl'Autriche, mercredi, au Stade de France. Les jeunes Tricolores ont répondu àl'appel en s'imposant logiquement (1-0). Entré au retour des vestiaires, Karim Benzema a fêté sa première sélection d'un joli but en reprenant un coup franc excentré de Samir Nasri (53e). Titularisé en meneur de jeu, ce dernier a lui aussi été très convaincant pour sa première cape. Le film du match.
Du spectacle et la victoire. Après le précieux succès acquis en Lituanie, samedi, pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008, les Tricolores avaient pour impératif d'ajouter la manière au résultat brut. Face àl'Autriche, nation coorganisatrice de l'Euro mais très loin de son niveau des années 80, l'équipe de France nouvelle génération a démontré qu'elle avait un bel avenir devant elle.
Cissé encore sifflé
Pour ce match amical imposé par le calendrier international, Raymond Domenech avait opéré dès le coup d'envoi de nombreux changements par rapport àson équipe-type. Des 23 de la Coupe du Monde en Allemagne, seuls deux éléments étaient présents, Grégory Coupet et Lilian Thuram.
En attaque, les clés de la maison bleue avaient été confiées àun minot marseillais de 19 ans, Samir Nasri, seul véritable milieu offensif devant une ligne de trois jeunes milieux récupérateurs, Abou Diaby, Rio Mavuba et Lassana Diarra et derrière deux attaquants, Djibril Cissé et Nicolas Anelka. Le meneur de jeu de l'OM se mettait immédiatement en action. Dès la première minute, il déposait le ballon sur la tête de Julien Escudé dont la reprise de la tête n'était pas cadré.
L'équipe de France monopolisait le ballon et passait fréquemment sur les côtés, surtout àdroite avec François Clerc. L'Autriche acceptait la domination adverse et plaçait des contres. Sur son premier, Ivanschitz, servi par Linz, l'ancien Niçois, était tout prêt d'ouvrir la marque mais Grégory Coupet effleurait le ballon qui sortait hors des limites du terrain (10e). Une occasion du 63e au classement FIFA qui avait le don de réveiller les Tricolores. Sur un nouveau corner de Samir Nasri, Julien Escudé smashait une nouvelle reprise de la tête mais Stranzl repoussait sur sa ligne. Nasri frappait àson tour au but après un joli une-deux avec François Clerc.
Son ciseau retourné, non cadré, recevait des applaudissements nourris qui contrastaient avec les sifflets récoltés par Djibril Cissé. L'ancien joueur de Liverpool, peut-être troublé par le sort qui lui était réservé par le public, manquait le cadre après une accélération de Nicolas Anelka (23e). Ce sera sa première et dernière occasion de la soirée, Raymond Domenech le remplaçant àla mi-temps par Karim Benzema. La première période s'achevait donc sur un 0-0 plaisant, les jeunes Bleus manquant juste de réalisme dans la dernière passe pour concrétiser une large domination.
Soir de première pour Benzema
Au retour des vestiaires, l'équipe de France avait une nouvelle charnière centrale - Gallas-Escudé remplaçant Mexès-Thuram - mais conservait son emprise sur la rencontre. François Clerc prenait toujours aussi facilement son couloir droit et obtenait un coup franc excentré. Samir Nasri servait en retrait Karim Benzema qui s'était habilement démarqué. Le Lyonnais ouvrait son compteur but en Bleu sans trembler dans un style qui rappelait un certain... David Trezeguet (1-0, 51e). Première sélection premier but : le Gone confirme, à19 ans, son incroyable précocité. Le plus dur était fait et les circonstances amicales du match ne forçaient guère les Bleus às'employer davantage. Hormis une frappe de Lassana Diarra (53e), la sortie sous les vivats du Stade de France de Samir Nasri (70e) et la première sélection en Bleu de Frédéric Piquionne (76e), tout de suite très volontaire, la fin de la rencontre se déroulait sans histoire.
Avec deux victoires en quatre jours sans le moindre but encaissé, l'équipe de France a démontré des gages de solidité retrouvée avant deux rencontres décisives en juin prochain, notamment la réception de l'Ukraine, le 2, au Stade de France. Si en défense et certainement au milieu du terrain la hiérarchie n'aura guère évolué - même si Samir Nasri et Lassana Diarra ont marqué des points pour le futur -, l'attaque a trouvé, elle, un second patron, Nicolas Anelka, un jeune joker affamé, Karim Benzema et un souffre-douleur, Djibril Cissé. Que celui-ci se rassure, longtemps sifflé, Christophe Dugarry avait ensuite pris sa revanche sur le sort.