jeudi 5 octobre 2006
Domenech ne croit pas aux stats
Par Football champions fans crédit, jeudi 5 octobre 2006 à 11:19 :: France
Domenech ne croit pas aux stats mercredi 04 octobre 2006 - 18 h 48 - Aurélien CANOT
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PANORAMIC |
Raymond Domenech ne tient compte ni des résultats, ni du
niveau actuel de l’Ecosse. Comme Coupet, le sélectionneur sait qu’il
est très complexe de faire un résultat dans une si bouillante ambiance.
Raymond Domenech n’est pas homme à se laisser piéger. Et pour ne pas tomber dans un traquenard, le sélectionneur des Bleus a une méthode infaillible : il ne se réfère pas aux statistiques. A quelques jours de défier l’Ecosse dans son antre, Domenech ferme donc l’oreille à qui voudrait lui parler des deux succès des Ecossais en autant de matchs depuis le début de ces éliminatoires. Pas plus qu’il ne prête attention aux noms de leurs deux faibles victimes : la Lituanie (2-1) et les encore plus modestes Iles Féroé (6-0). Deux adversaires de bas calibre qui laissent penser que l’équipe de France ne va faire qu’une bouchée de l’Ecosse. En atteste le rééquilibre des « échelles de valeur », pour reprendre les termes du sélectionneur, qui fait du prochain adversaire de la France tout sauf « une petite équipe ou partie négligeable ».
D’ailleurs, une nouvelle fois, pour éviter de se faire prendre dans les filets, Domenech a pris pour habitude de ne plus parler de l’équipe d’en face. « L’équipe, je n’en parle jamais, je parlerai donc de l’ambiance, du public et de ce que nous allons vivre là-bas dans l’enceinte écossaise. » A ce propos, Raymond a déjà plus que sa petite idée : « Ils vont faire leur match et défendre le maillot de leurs pays. Ils seront survoltés. » Et au cas où il douterait encore de l’atmosphère « étouffante » dans laquelle vont tomber ses joueurs samedi en fin d’après-midi, Raymond Domenech peut prendre conseil auprès de Grégory Coupet. Pour avoir goûté à l’ambiance du Celtic avec Lyon en Coupe d’Europe, le gardien de l’OL et des Bleus ne saurait que trop conseiller aux siens ne pas se laisser troubler.
« Extraordinaire, fabuleux, se remémore Coupet. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire ce que nous avions vécu là-bas. Cela respire le football. Le football sain, avec des supporters qui n’ont envie que de voir du foot. » Et aussi des buts. Car il ne faut pas croire que l’Ecosse, même face à l’une des formations les plus impressionnantes du moment, fera de la figuration. Là non plus, Domenech ne se laisse pas duper. Si son gardien s’attend à avoir à « s’employer dans les airs », le sélectionneur s’attend lui à souffrir. « Je ne pense pas qu’ils aient envie de nous laisser gagner tranquillement. » Conditions météorologiques comprises. « Le temps sera plutôt écossais que méditerranéen, c’est un avantage de plus pour eux. »


Impérial
sur deux arrêts consécutifs à des occasions de Semioli (28e) et
Cannavaro (78e). Un match sérieux et appliqué du portier lyonnais qui a
désormais acquis un statut de titulaire indiscutable. Il lui reste à
régler le positionnement de sa défense sur les coups de pieds arrêtés.
Si
sa première période fut convaincante tant défensivement
qu'offensivement, il a baissé de pied en seconde. Sans jamais toutefois
perdre de vue sa mission défensive. Ce qui reste une priorité dans une
telle rencontre.
A
chaque match en Bleu, il grandit un peu plus. Outre ses qualités
physiques, il ose désormais au point de devenir une véritable arme
offensive comme en atteste sa frappe à la 17e minute qui amène le but
de Henry. Capable aussi de revenir dans l'axe pour distribuer le jeu,
son entente avec Ribéry et Henry s'affirme à chaque sortie.
Visiblement,
le champion du monde 1998 n'a pas trouvé de club à la hauteur de ses
ambitions. Même la piste de Toulouse, le choix "idéal" pour celui qui avait fait ses gammes au TFC de 1986 à 1992, n'a pu aboutir. "Mais on n'est pas le seul à choisir"
, regrettait-il. Car, malgré la présence de son ami et formateur Elie
Baup et le départ de Christophe Revault pour Rennes, Barthez n'a pu
détrôner Nicolas Douchez, l'avenir du club. Une dernière rumeur
évoquait la piste de Lille lors de la blessure finalement bénigne de
Tony Sylva. Un feu de paille. Au final, on peut dire que les clubs se
sont pas bousculés au portillon.
Les
deux joueurs surfent sur la vague du succès. Sur les bords du Rhône,
l'ancien nantais enchaîne les très bonnes performances aussi bien en L1
qu'en Ligue des champions. Il a parfaitement remplacé Mahamadou Diarra
chez le champion de France et même pris l'ascendant sur Alou Diarra au
milieu. Reste à savoir si l'histoire sera la même chez les Bleus où
l'ancien lensois, on le sait, est apprécié du sélectionneur... Quant à
Julien Escudé, vainqueur de la Coupe de l'UEFA avec Séville l'été
dernier, il profite de la forme affichée par son club en Liga (4e avec
trois victoires) en ce début de saison.
Raymond
Domenech va lui pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Le sélectionneur
des Bleus a les astres pour lui en ce moment. Et tout lui réussit. A la
surprise générale, il décide d'abandonner son traditionnel 4-4-2 pour
revenir au 4-2-3-1 utilisé en Allemagne. Sydney Govou, pourtant laissé
en CFA par Lyon ces derniers temps, profite de ce changement de
dernière minute. A la place de Saha, le Lyonnais se retrouve titulaire
aux côtés de Franck Ribéry et de Florent Malouda. Une option qui va
vite être payante.
L'équipe
de France laisse passer l'orage et commence à reprendre l'initiative du
jeu. Après s'être illustré une première fois sur une énorme
accélération devant Fabio Cannavaro, Thierry Henry va profiter du
renouveau de Florent Malouda. L'ancien Guingampais se préoccupe plus du
but depuis quelques matches. Et il le montre ! Après son but samedi, il
place une frappe puissante de 28 m que Buffon ne peut que repousser
dans les pieds d'Henry. L'attaquant des Bleus est plus vif que
Cannavaro et marque dans un angle fermé (2-0, 17e).
A
la reprise, l'intensité du match ne baisse pas. Franck Ribéry est au
sommet de son art. Placé pour la première fois à la place de "ZZ", le
Marseillais fait presque oublier le "maître". Avec ses accélérations
incessantes, sa vista et son envie, il dynamise l'attaque française.
Pourtant, c'est Govou qui va encore renforcer son aura de
porte-bonheur. L'attaquant, qui avait participé à 4 matches d'affilées
avec la France à la Coupe du monde (quatre victoires) avant de rester
sur le banc en finale, s'offre un doublé sur un centre Willy Sagnol,
toujours aussi précis (3-1, 54e). Les attaquants des Bleus ont fait
leur travail. Et c'est la défense qui va maintenant s'illustrer.
