De Villiers : "Une motivation supplémentaire"

Les Bleus, s'ils ne jouent plus qu'à 22, restent 30. Pendant la Coupe du monde 2003, le manque de rotation avait posé problème. Cette fois, tout est différent. Le groupe a tourné pendant la phase de poules et tous les joueurs sont entrés en jeu. Que ce soit pour 58 petites minutes (Sébastien Bruno) ou pour deux matchs et demi (205 mn, Lionel Nallet). Mais depuis les phases finales, c'est terminé. Et tout le monde fait front.

Si c'est très dur pour les "coiffeurs", les 22 autres doivent aussi gérer la chose. "Ils ont peut-être l'impression que c'est fini pour eux, même si on essaye de les persuader du contraire, avoue Fabien Pelous. On a l'impression d'en avoir perdu huit en route. De fait, ils ne vivent pas les mêmes choses que nous." C'était prévisible, toutefois, que certains seraient écartés au fur et à mesure que le chemin se rétrécirait. "C'était prévisible, mais ça fait chier quand même!", s'emporte l'ancien capitaine des Bleus. Certains titulaires auraient eu du mal à accepter certains choix...

Mais au final, ça donne une autre bonne raison de gagner samedi, comme l'explique Pieter de Villiers: "C'est une motivation supplémentaire pour nous." En cas de titre, le bonheur des uns pourrait, pour une fois, faire aussi le bonheur des autres. A condition de bien digérer l'après-Mondial toutefois. En 2006, le footballeur Vikash Dhorasoo s'était grillé sur toute la planète football en déballant, dans un film, ses état d'âmes de remplaçant une fois rentré d'Allemagne. Il faudra assumer au-delà du 20 octobre, et ce ne sera pas le plus simple.