Selon M. Capobianco, qui a par ailleurs attaqué le club devant le tribunal des prud'hommes de Turin, les faits remontent à 1995 et concernent des biens d'une valeur de "20-25 millions de vieilles lires" (entre 10.300 et 12.900 euros) qui passaient dans les mains de plusieurs sociétés-écrans avant d'être remis aux arbitres et aux autres responsables.

"Chaînon manquant"

"A la FIGC, (Luciano) Moggi et (Antonio) Giraudo étaient chez eux", ajoute Maurizio Capobianco à propos de l'ex-directeur général et de l'ancien administrateur-délégué du club, tous deux au coeur du scandale qui a éclaté en mai 2005 et dont la Juve s'est séparée depuis.

Si les affirmations de l'ancien responsable de la Juve devaient être confirmées, elles pourraient relancer l'affaire des matches arrangés pour deux raisons. D'une part, parce que les faits remonteraient à 1995, donc dix ans avant la saison 2004-05, la seule qui a été jusque-là incriminée par la justice sportive.

D'autre part, les "cadeaux" aux arbitres ont toujours été le "chaînon manquant" des enquêteurs, qui se sont toujours basés sur des retranscriptions d'écoutes téléphoniques entre dirigeants de clubs et responsables de la FIGC, mais n'ont jamais eu de preuve matérielle d'actes de corruption comme des remises de pots-de-vins. (AFP)