Scandale Calcio - La justice sportive veut entendre un ancien de la Juve
Par Euro 2008 Football match goal vidéo crédit banque, lundi 14 mai 2007 à 18:11 :: Italie :: #1652 :: rss
Scandale Calcio - La justice sportive veut entendre un ancien de la Juve
La justice sportive italienne a l'intention d'entendre un ancien responsable de la Juventus Turin, Maurizio Capobianco, qui a fait de nouvelles révélations sur le scandale des matches arrangés du Calcio, a indiqué lundi àl'AFP un porte-parole de la Fédération de football (FIGC).
"Nous avons l'intention d'entendre rapidement comme témoin M. Capobianco, après l'interview qu'il a donnée vendredi àLa Repubblica", a indiqué cette source, sans être en mesure de préciser la date de l'audition.
"Ensuite, une nouvelle enquête pourrait être ouverte", a-t-il ajouté.
Dans son interview, Maurizio Capobianco, qui a travaillé de 1984 à2005 au sein du club turinois, déclare notamment qu'il a eu connaissance "au début de l'année 2005 d'au moins quatre cas dans lesquels la Juventus a fait parvenir des biens d'une valeur considérable àdeux arbitres italiens, àun représentant de la FIGC et àun représentant de la Covisoc", l'organisme de contrôle financier des clubs de football.
Selon M. Capobianco, qui a par ailleurs attaqué le club devant le tribunal des prud'hommes de Turin, les faits remontent à1995 et concernent des biens d'une valeur de "20-25 millions de vieilles lires" (entre 10.300 et 12.900 euros) qui passaient dans les mains de plusieurs sociétés-écrans avant d'être remis aux arbitres et aux autres responsables.
"Chaînon manquant"
"A la FIGC, (Luciano) Moggi et (Antonio) Giraudo étaient chez eux", ajoute Maurizio Capobianco àpropos de l'ex-directeur général et de l'ancien administrateur-délégué du club, tous deux au coeur du scandale qui a éclaté en mai 2005 et dont la Juve s'est séparée depuis.
Si les affirmations de l'ancien responsable de la Juve devaient être confirmées, elles pourraient relancer l'affaire des matches arrangés pour deux raisons. D'une part, parce que les faits remonteraient à1995, donc dix ans avant la saison 2004-05, la seule qui a été jusque-làincriminée par la justice sportive.
D'autre part, les "cadeaux" aux arbitres ont toujours été le "chaînon manquant" des enquêteurs, qui se sont toujours basés sur des retranscriptions d'écoutes téléphoniques entre dirigeants de clubs et responsables de la FIGC, mais n'ont jamais eu de preuve matérielle d'actes de corruption comme des remises de pots-de-vins. (AFP)



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