–Je ne peux pas dire si c’est un avantage ou pas. L’Italie a aussi un représentant dans le comité avec Franco Carraro.

–Quels sont les atouts de votre dossier?

–D’abord, deux grandes nations réunies autour de 85 millions d’habitants et d’un nouveau marché avec une croissance forte. Mais aussi des instances politiques déterminées derrière ce projet de candidature ambitieux. Nous sommes au cœur de notre continent et allons fournir à l’Europe du football la scène importante dont elle a besoin pour se profiler différemment dans le futur.

–Pourquoi s’être uni avec la Pologne plutôt qu’avec la Russie par exemple?

–Nous sommes deux pays slaves très similaires. Avec une histoire commune, une langue qui se ressemble, une culture et une mentalité très proches également. Nous cultivons des valeurs semblables comme la gentillesse et l’hospitalité. De nombreuses familles ont la double origine des deux côtés de la frontière.

–Quels sont les moyens que vous engagez pour cette compétition?

–Nous n’avons pas encore gagné, mais nous conduisons déjà de nombreux projets. Et nous aurons encore cinq ans pour le faire et nous développer. Chez nous, nous construisons actuellement le nouveau stade de Dniepropetrovsk avec 35?000 places, et l’an prochain celui de Donetsk (50?000 places). Ainsi que toutes les infrastructures nécessaires, notamment hôtelières. Nous serons prêts.

–Les problèmes politiques que traverse actuellement l’Ukraine pourraient-ils vous handicaper?

–Cela ne doit pas être le cas, selon moi. C’est un accident de parcours dans notre vie politique. Nous sommes durablement engagés sur la voie de la démocratie, c’est ce qui compte.

–L’organisation de l’Euro 2012 contribuerait-elle à faire entrer plus rapidement l’Ukraine dans l’Union européenne (la Pologne y est déjà)?

–Sans aucun doute.

–En cas de défaite mercredi, de quelle nature serait la déception?

–Immense. Mais nous n’y pensons pas. Nous voulons aller jusqu’au bout de notre rêve. –