Pour retrouver une moisson aussi maigre, il faut remonter à janvier-février 2000. Autant dire à une autre époque.

Malgré cette série digne d'un relégable, l'avance lyonnaise a finalement peu fondu, passant de 17 points sur Lens au soir de la 18e journée à 13 sur Lille.

Pas de quoi empêcher le président Aulas de préparer dans sa vitrine une petite place pour le trophée 2007.

A cela deux raisons: la première moitié de saison monstrueuse des Lyonnais mais aussi l'incorrigible irrégularité de leurs rivaux, incapables d'enchaîner les bons résultats. Derniers exemples en date: Marseille, Bordeaux et Lens.

L'OM, pas verni sous les yeux de son probable futur propriétaire, Jack Kachkar, a chuté pour sa part au Mans (0-2) alors qu'il venait d'effacer son automne calamiteux grâce à trois victoires de rang.

Les Girondins, trois jours après leur exploit à Lyon, ont eux tout gaspillé avec une défaite devant Lille (0-1).

Quant à Nancy, rayonnant à l'automne, il est désormais méconnaissable. Encore battu (0-2) dimanche à Auxerre, le club lorrain recule à la 12e place.

Car tout le monde n'a pas l'effectif pléthorique de l'OL. Difficile, du coup, d'enchaîner les bonnes performances dans un mois de janvier aux pelouses difficiles et au calendrier surchargé.

Lille, redevenu 2e en battant coup sur coup de Paris (1-0) puis de Bordeaux (1-0) avec une redoutable efficacité, y parviendra-t-il? C'est l'objectif que doivent désormais se fixer Claude Puel et ses Dogues. S'il négocie bien ses rendez-vous contre Nantes (23e journée) et Toulouse (24e), le Losc peut en effet s'offrir le choc contre Lyon dans la peau du dauphin, le 16 février, quelques jours avant les 8e de finale aller de Ligue des champions.

Mais pour l'instant, la vraie régularité - inquiétante celle-là - reste l'apanage du Paris SG (16e) et de Nantes (18e), avec des matches qui se suivent et se ressemblent au Parc des princes comme à la Beaujoire.

Si Paris joue mieux, comme samedi contre Sochaux (0-0), Paul Le Guen attend toujours son premier but en L1 (après deux 0-0 au Parc et une défaite 1-0 à Lille). Si Nantes croyait avoir trouvé la solution avec ses recrues Barthez et Pieroni, les deux défaites à Troyes (0-1) et contre Lorient (0-2) l'ont brutalement ramené dans la zone de relégation en compagnie de Nice (19e) et de Sedan, lanterne rouge défaite à domicile par Monaco (0-1).