Domenech ne croit pas aux stats


mercredi 04 octobre 2006 - 18 h 48 - Aurélien CANOT

Domenech ne croit pas aux stats

PANORAMIC













Raymond Domenech ne tient compte ni des résultats, ni du niveau actuel de l’Ecosse. Comme Coupet, le sélectionneur sait qu’il est très complexe de faire un résultat dans une si bouillante ambiance.


Raymond Domenech n’est pas homme à se laisser piéger. Et pour ne pas tomber dans un traquenard, le sélectionneur des Bleus a une méthode infaillible : il ne se réfère pas aux statistiques. A quelques jours de défier l’Ecosse dans son antre, Domenech ferme donc l’oreille à qui voudrait lui parler des deux succès des Ecossais en autant de matchs depuis le début de ces éliminatoires. Pas plus qu’il ne prête attention aux noms de leurs deux faibles victimes : la Lituanie (2-1) et les encore plus modestes Iles Féroé (6-0). Deux adversaires de bas calibre qui laissent penser que l’équipe de France ne va faire qu’une bouchée de l’Ecosse. En atteste le rééquilibre des « échelles de valeur », pour reprendre les termes du sélectionneur, qui fait du prochain adversaire de la France tout sauf « une petite équipe ou partie négligeable ».

D’ailleurs, une nouvelle fois, pour éviter de se faire prendre dans les filets, Domenech a pris pour habitude de ne plus parler de l’équipe d’en face. « L’équipe, je n’en parle jamais, je parlerai donc de l’ambiance, du public et de ce que nous allons vivre là-bas dans l’enceinte écossaise. » A ce propos, Raymond a déjà plus que sa petite idée : « Ils vont faire leur match et défendre le maillot de leurs pays. Ils seront survoltés. » Et au cas où il douterait encore de l’atmosphère « étouffante » dans laquelle vont tomber ses joueurs samedi en fin d’après-midi, Raymond Domenech peut prendre conseil auprès de Grégory Coupet. Pour avoir goûté à l’ambiance du Celtic avec Lyon en Coupe d’Europe, le gardien de l’OL et des Bleus ne saurait que trop conseiller aux siens ne pas se laisser troubler.

« Extraordinaire, fabuleux, se remémore Coupet. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire ce que nous avions vécu là-bas. Cela respire le football. Le football sain, avec des supporters qui n’ont envie que de voir du foot. » Et aussi des buts. Car il ne faut pas croire que l’Ecosse, même face à l’une des formations les plus impressionnantes du moment, fera de la figuration. Là non plus, Domenech ne se laisse pas duper. Si son gardien s’attend à avoir à « s’employer dans les airs », le sélectionneur s’attend lui à souffrir. « Je ne pense pas qu’ils aient envie de nous laisser gagner tranquillement. » Conditions météorologiques comprises. « Le temps sera plutôt écossais que méditerranéen, c’est un avantage de plus pour eux. »