our la Suisse, ce n'était qu'un galop d'essai. Qualifiée d'office pour la phase finale de l'Euro 2008, tout comme l'Autriche, les hommes de Kuhn ne disputeront que des matchs de préparation jusqu'en juin 2008.

Un ancien Lausannois crucifie le champion du monde

Pour le reste, il y avait 19 matchs qualificatifs au programme de ce samedi. La surprise est venue de Naples, où l'Italie du nouveau coach Roberto Donadoni, a été tenue en échec (1-1) par la Lituanie.

Le héros du match, un certain Tomas Danilevicius. Pas inconnu dans notre pays, puisqu'ancien joueur du Lausanne-Sports (jusqu'en 2000). Qui plus est, joueur de Livourne, équipe entraînée la saison passée par... Donadoni.


LE VENEZUELA, UNE DECOUVERTE

Jamais qualifié pour une phase finale de Coupe du monde (le seul des 10 pays d'Amsud!), le Venezuela végète à la 65e place du classement FIFA, loin derrière la Suisse, 13e.

Vénézuéliens méconnus

Or, les Vénézuéliens ont mené la vie dure à la Suisse. Arango, notamment, leur attaquant qui évolue en Liga espagnole au Real Majorque. Des Vénézuéliens, dont nous ne connaissons que Gaby Urdaneta (ex-Lucerne, YB, Kriens, Granges), mais qui n'est pas de la sélection actuelle.

Köbi Kuhn a aligné une équipe chevronnée. C'était sans doute bien vu. Il fallait mettre les "vieux" devant leurs responsabilités, avant de laisser les jeunes s'exprimer en terrain favorable.

Les (re)débuts de Benaglio

Or, les Yakin, Huggel et autre Frei n'ont pas su passer l'épaule contre une équipe qui ne fermait pourtant pas le jeu. Après la pause, Regazzoni, puis Inler ont fêté leur 1re sélection. Pour Benaglio, on parlera encore longtemps - et à tort - de 1re sélection, à force de jouer les secondesmi-temps de matchs insignifiants. Il avait déjà relayé Zubi lors du 4-1 contre la Chine.

Les néophytes ont fait leurs débuts dans des circonstances tout sauf favorables. Mais, ensemble avec Lustrinelli, ils ont su insuffler un semblant d'énergie à l'équipe de Kuhn. Benaglio (voir ci-contre) effectuait un arrêt déterminant sur un coup franc d'Arango.

Le coup franc de Magnin, le but de Frei

C'est un autre coup franc, pour la Suisse celui-là, exécuté par Magnin, relayé de la tête par Philippe Degen et prolongé par Lustrinelli, qui permettait à Frei de délivrer la Suisse à la 86e (1-0).

Pour le reste, le "mercenaire" de Dortmund était aussi décevant que les autres éléments censés montrer l'exemple.

Von Bergen, seul sur la touche

Steve Von Bergen, qui serait le 1er Neuchâtelois en équipe de Suisse depuis 5 ans (et les 4 minutes de Joël Magnin contre les Iles Féroé), était le seul néo-sélectionné à ne pas fouler la pelouse du Saint-Jacques.

L'arrière central du FC Zurich attend sans doute son baptême du feu mercredi, à Genève, contre le Costa Rica.

A la pause, Huggel avait aussi cédé sa place (à Spycher), sans que l'entrejeu suisse ne devienne plus "génial". Et au but, Zuberbühler, une nouvelle fois sans faute, donnait une chance à Benaglio.