Un journaliste norvégien admet avoir inventé des interviews de célébrités
Par Football champions fans, lundi 7 août 2006 à 12:18 :: General :: #868 :: rss
Un journaliste norvégien, soupçonné d'avoir inventé des interviews avec Bill Gates, Michael Schumacher et Oprah Winfrey, a admis lundi avoir "triché" dans ses articles parus dans de grandes publications d'Europe du Nord.
"Je n'ai aucune excuse. Que des explications. Mais le fait est que j'ai triché dans certains cas", écrit Bjoern Benkow, journaliste indépendant, dans une confession publiée par le journal Dagens Naeringsliv
La semaine dernière, Microsoft Norvège avait contesté l'authencité d'une interview du fondateur du géant informatique américain, Bill Gates, signée Bjoern Benkow et récemment publiée dans le journal à grand tirage suédois Aftonbladet et dans le magazine norvégien Mann.
Dans cet article, l'homme le plus riche au monde affirmait, prétendument, qu'il n'avait jamais la moindre pièce de monnaie dans ses poches.
Les objections de Microsoft ont conduit la direction d'autres journaux à enquêter sur l'authenticité d'interviews d'autres personnalités.
Le tabloïde norvégien Dagbladet et le quotidien danois Jyllands-Posten ont conclu que Bjoern Benkow avait également inventé des interviews du champion allemand de Formule 1, Michael Schumacher, et de la "papesse" de la télévision Oprah Winfrey.
"Ai-je rencontré et parlé avec les célébrités mondiales dont j'ai depuis dressé le portrait, en m'appuyant sur leurs citations?", écrit Bjoern Benkow dans sa confession.
"La réponse n'est pas noire et blanche. J'ai bien rencontré et parlé avec ces célébrités mondiales mais les circonstances et les dates n'ont pas toujours été celles" utilisées dans les articles, ajoute-t-il.
Le journaliste de 66 ans a expliqué avoir pris des libertés avec la réalité en raison d'une santé défaillante qui a, selon lui, réduit sa mobilité.
"J'ai fait ce qu'ai fait par désespoir. Pour payer mon loyer, mes factures d'électricité, ma nourriture. Pour survivre", poursuit-il.
Bjoern Benkow conclut sa lettre par une excuse adressée à ses proches, ses collègues et ses lecteurs: "Pardonnez-moi parce que je savais ce que je faisais".



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