L'YONNE REPUBLICAINE.
Philippe Noireaux

"Voilà, c'est fini. Le rêve bleu n'aura pas de prolongations. Pas de fête black, blanc, beur. Pas de feux d'artifice, pas de flonflons, pas de champagne. Oublié 1998 et son formidable élan de joie, d'espoir. (...) Place désormais aux petits tracas et grands maux d'une société déboussolée, à la peine face aux défis de la mondialisation, en proie à ses vieux démons. Accablé après avoir (trop ?) espéré, le pays se retrouve face à lui-même, sans dérivatifs. Obligé de regarder en face une réalité souvent désespérante. Mais ce coup au moral peut aussi être salutaire. (...) Encore faut-il pouvoir compter sur un capitaine à même d'insuffler confiance et détermination. Mais, franchement, ce n'est pas gagné.
Entre une vieille garde qui peine à raccrocher et des prétendants reproduisant les travers de leurs aînés, notre paysage politique ne recèle pas le meneur de jeu qui nous permettrait de prétendre aux premiers rôles dans le concert des nations. Et ça, c'est plus triste que de ne pas ramener la Coupe du monde à Paris."

Vidéo du coup de boule de Zidane