Raymond Domenech (sélectionneur national de la France)
Nous avions une stratégie globale pour jouer le Brésil, mais pas de plans particuliers contre ses joueurs. Face à une telle équipe, vous ne pouvez pas aller au combat pendant 90 minutes. Mais si vous subissez de trop, vous mourrez à petit feu. L’idée était donc de trouver le bon mélange. Finalement c’est ce que nous avons fait en gérant cette rencontre. Je ne dirais pas que nous avons dominé, je répète, nous avons géré comme il le fallait. Même s’il faut admettre que nous avons souffert en fin de match.

Dans un match, il n’y a pas une équipe face à onze champions du monde en titre. Nous sommes entrés sur le terrain pour jouer à onze joueurs contre onze autres. Je ne veux pas ressortir un de mes garçons en particulier. Le niveau de Zinédine Zidane semble vous surprendre. Mais c’est Zidane, c’est tout ! Je peux vous citer les 14 joueurs qui sont entrés sur le terrain. Chacun à fait sa part du boulot. Même ceux qui étaient sur le banc ont poussé. Comme face à l’Espagne, c’est la victoire de tout le groupe. Il n’y a pas eu Zidane et les autres, mais Zidane parmi les autres.

Je vous le répète depuis longtemps, notre objectif est le 9 juillet à Berlin. N’allez pas croire que je néglige le prochain match. Je dis juste que nous avons simplement franchi une étape ce soir. Une étape excitante, mais rien de plus. Nous sommes heureux, mais nous ne pouvons pas nous dire que cette demi-finale est suffisante et que nous avons réussi notre Coupe du Monde. Nous nous battrons jusqu’au bout et verrons bien où cela nous mènera. Il a deux ans, notre objectif était de refaire vibrer nos supporters. Je crois que nous avons pas mal réussi de ce côté-là. C’est bien, mais je vous assure que ce n’est pas fini !