«Avec l’enjeu, c’est différent»

Si les regrets sont inutiles, certaines questions demandent réponses. Notamment lorsqu’elles touchent à la séance des tirs aux buts fatale.

La préparation. Les Suisses se sont entraînés le matin du match. En tentant de simuler une séance officielle avec deux groupes de cinq joueurs. Streller, Barnetta et Cabanas, les trois malheureux de Cologne, ont réussi leur envoi. «Comme quoi, on peut préparer ce que l’on veut, en conditions de match, devant des milliers de spectateurs et avec l’enjeu c’est forcément différent» rappelle Michel Pont.

La désignation. Une liste existait avant la rencontre. «Mais elle évolue, en fonction des blessés, de la forme et des sensations après 120 minutes» explique Pont. C’est Barnetta qui devait tirer en No 1. Mais au moment du choix définitif, Streller a demandé à tirer en premier. Ont suivi Barnetta et Cabanas sans plus de succès. Les deux derniers tireurs prévus, s’il l’avait fallu? Wicky et Lustrinelli. Magnin, qui se plaignait des adducteurs, a préféré s’abstenir. Mais il était prêt en cas d’égalité après la première série. «Personne ne s’est dégonflé» précise Pont.


Frei remplacé. On aurait pu croire qu’Alex Frei ferait partie des tireurs attitrés. Il s’était chargé de marquer le penalty à Istanbul, malgré des circonstances hostiles. Mais il a été remplacé par Lustrinelli trois minutes avant les tirs au but. Etonnant choix de Kuhn? «Je voulais apporter de la fraîcheur pour passer l’épaule avant les penalties, répond le sélectionneur. Et qu’est-ce que cela aurait changé, au fond…?» Rien! Car Frei était prévu comme dernier tireur de la liste initiale. Il n’aurait donc rien pu faire.